Heikki Kovalainen se remet peu à peu de son terrible accident de Barcelone. Il espère bien sûr être en mesure de participer au prochain Grand Prix de Turquie.
Heikki, comment vous sentez-vous?
Heikki Kovalainen: Je me sens bien. La rigidité au niveau de mon cou a presque disparu et je suis de retour à l'entraînement. J'ai quitté l'Espagne jeudi pour me rendre en Finlande où j'ai passé du temps avec le médecin de l'équipe afin d'être sûr d'être prêt pour la prochaine course. Nous avons commencé par un entraînement léger avant de passer au programme habituel avant le week-end de la course. Le prochain rendez-vous important pour moi sera l'examen médical imposé par la FIA de jeudi prochain. J'ai vraiment hâte de retourner au volant de la voiture, mais cette décision ne dépend pas de moi. C'est la FIA qui décidera.
Après un tel accident, avez-vous eu le moindre doute sur votre retour au volant d'une monoplace de F1?
HK: Je n'ai jamais eu le moindre doute. Mon désir a toujours été de revenir au volant de la voiture le plus vite possible. Depuis mon accident à Barcelone, cela a toujours été mon seul objectif. Tout le monde dans ce sport, et la FIA en particulier, a beaucoup fait pour améliorer la sécurité des pilotes, mais la F1 reste un sport dangereux. En tant que pilote, vous êtes parfaitement conscient de ça, mais vous n'y pensez pas trop. Si vous vous inquiétez à ce propos, vous perdez de votre concentration.
Parlez-nous du fameux huitième virage du circuit d'Istanbul...
HK: Le virage huit est en réalité formé par quatre courbes. Ces courbes se suivent les unes après les autres... gauche... gauche... gauche et gauche! Pour bien négocier ce quadruple virage, vous devez aller jusqu'à la corde puis vous laisser déporter vers la droite afin de pouvoir accélérer jusqu'à la prochaine courbe. On n'est pas totalement à fond là-bas, mais presque. C'est la raison pour laquelle ce virage est si difficile, mais les pilotes aiment ce genre de défis. Je suppose que c'est pour ça que nous aimons autant ce virage.
Ce circuit est aussi réputé pour son dénivelé. Est-ce que vous tenez compte de cela pour les réglages?
HK: C'est sans aucun doute l'un des circuits qui a les dénivelés les plus importants et il y a aussi quelques virages dont on ne voit pas la sortie. Il y a d'autres portions qui sont assez plates et cela n'a donc pas beaucoup d'influence sur les réglages. Il s'agit surtout de trouver le bon compromis. Lorsque vous êtes au sommet d'une crête et que vous redescendez, vous avez la même sensation à l'estomac qu'au volant d'une voiture de série. Mais au fur et à mesure que vous bouclez des tours pendant le week-end, vous vous y habituez.
Est-ce un circuit qui facilite les dépassements?
HK: Oui. Il y a quelques lignes droites suivies par des virages lents et cela facilite donc les dépassements. Je pense que le meilleur endroit se trouve à la fin de la ligne droite derrière le paddock. Elle est très longue et vous pouvez tenter quelque chose au freinage.
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